lundi 14 mai 2012
Un joli nom pour une jolie voie. Escalade plutot soutenue a notre gout, technique aussi, ou il nous a ete difficile d'enchainer les longueurs. Sans doute le 6c+ de L1 et le 7a de L2 ne favorisent-ils pas l'apprehension "en douceur" de cette ligne, mais qu'importe. Rien a jeter. Il faudrait juste inverser l'ordre des longueurs, ou alors grimper cette voie en descente (ce qui, convenons en, n'a pas grand sens :)
Quand le vide commence a se creuser, on entre enfin 'dedans', prets pour deux ou trois longueurs de plus. Les mains d'acier du plus celebrissime guide de l'Alpe caressent la falaise. Un spectacle digne des plus grandes heures de Mireille Mathieu.
Pas de chance : au bout de 6 longueurs, c'est la fin. Une voie qui me fait me questionner sur le matos que l'on utilise et qui va sans doute me faire evoluer, j'en reparlerai ici le moment venu si le test est concluant...
En attendant, butinons la vie. C'est le printemps.
mardi 8 mai 2012
Le changement, c'est maintenant
En ce debut mai particulier, le changement s'invite dans nos vies et c'est tant mieux. Le changement, tant attendu et craint a la fois, c'est maintenant. Hic et nunc.
Les forets sont toujours vertes. Presles est toujours au soleil. Le rocher est toujours beau.
Mais le changement c'est maintenant. Il le faut.
Je serai oblige de m'y faire.
Heureux et un peu triste a la fois.
Non : surtout heureux. Heureux en lettres d'or.
Heureux comme un menuisier savoyard qui reprendrait l'escalade, c'est peu dire! Et dans Exo 7, c'est encore moins dire!
Il le fallait ce changement : depuis quelques annees, nos vies devenaient ternes a force d'habitudes.
Le changement est a present la, et bien la : j'ai beau regarder partout, au dessus de moi, en dessous, au relais, dans les longueurs... et je fais ce constat, heureux : Ju n'est plus encordee avec moi. Ca devait bien finir par arriver cette histoire. Les sondages le predisaient...
Du 6b a 6 mois : c'etait il y a 10 jours et on en restera la. Il y a a present tellement mieux a faire.
Notre prochaine escapade n'en sera que plus sublime.
Vivat!
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Yannick Ardouin
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mardi 1 mai 2012
Grimpe a FinaleBorgo : la dolce vita
Pour un peu on se croirait presque au printemps.
Le soleil nous tendrait il enfin les bras? Nos bras a nous vont chauffer un peu, printemps ou pas, durant ces quelques jours d'escalade a Finale, sur la cote italienne. Si vous ne connaissez pas, vous trouverez la un des plus gros spot de couennes d'Italie. 135 falaises reparties dans un mouchoir de poche, des centaines et des centaines de voies, sur un calcaire globalement delirant style Buoux mais en plus travaille.
Avant, pendant, apres : les pastas et autres rejouissances dont les locaux ont le secret.
L'escalade y est assez souvent renversante, avec de nombreux sites a l'interieur d'immenses cavites creusees par l'erosion. Certaines falaises ressemblent a ce que l'on trouve au Cap Canaille. Ca permet d'une part de tirer les bras, et d'autre part de grimper a l'ombre.
Tres peu de gens dans l'ensemble, assez curieusement. 15 a 30 mn de marche pour acceder aux sites, et hop c'est parti. De la tres belle couenne, avec une majorite de voies entre 6b et 7b.
Autour de la grimpe, oubliez l'affreuse Finale Ligure pour lui preferer la medievale FinaleBorgo. Les terrasses y attendent les grimpeurs -et les nombreux vttistes-
Une bonne adresse pour loger si vous n'avez pas envie de bivouaquer dans les grottes : courrez a la Ca del Alpe. Calme absolu, vue sur la mer, cuisine italienne loin du flux touristique. Rien ne vaut un bon petit dej au soleil avant d'aller grimper.
Pas si pire comme bivouac...
Nous n'en doutons plus : les italiens savent vivre.
Falaises visitees a titre indicatif :
- Rocca di Perti, Placca Piotti : superbe
- Placca del case valle : courtes mais belles voies a gauche
- Rocca di Corno : magnifique (surtout la "zona rossa")
- Bric Scimarco, Antri Rossi : des trous, des colonettes, du devers, que dire?
Publié par
Yannick Ardouin
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Un dernier melezin
Allez, un petit dernier pour la route. L'hiver n'en finit pas d'etre poudreux, alors allons jouer une derniere fois dans les melezes de base altitude. Plus tard, si poudre il doit y avoir, il faudra aller plus haut.
Ma foi, on a connu bien pire ;o)
Sylvaine va meme en revenir avec l'envie -cachee- de s'acheter des gros skis!
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Yannick Ardouin
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lundi 23 avril 2012
Chatreuse inattendue
Valdez ou fleurs dans les champs???
A 1000 metres pres, nous avons trouve les deux dans cette Chatreuse incroyablement platree pour une fin avril. Si en bas le printemps est la, en haut c'est une toute autre histoire, vraiment etonnante vu la saison.
Puisqu'elle nous tend les bras, nous acourrons. Viree improbable d'un 21 avril.
15 cm de fraiche sur la route du Col du Coq.
Ca commence par un Bec Charvet versant nord. Classique, mais pas avec le gazouilli des oiseaux en bande sonore. D'habitude ici, au coeur de l'hiver, le silence est roi.
Derriere nous, notre objectif du jour. Vous me direz : "mais alors vous avanciez dans le mauvais sens?"... Oui et non. Nous serons la haut quelques heures plus tard
, en arrivant par l'envers de la face. N'importe quoi en quelques sortes!
En ce debut de matinee, ceux-ci s'en donnent a coeur joie dans le pas de l'oeil. Popo a gogo.
Nous aussi, et en courbes plus allongees... Bec Charvet sur ciel d'apocalypse, et d'un!
Nous remontons a Pravouta. Des que l'on prend un peu d'altitude, un avant gout d'hiver nous titille les spatules.
Nous validons cette hypothese dans la nord-est de Pravouta, ou l'on plonge vers Perquellin comme aux grandes heures de Janvier.
Sauf que, sauf que... nous bifurquons pour une traversee qui nous emmene au Prayet, ou l'on remonte sur le plateau sous Rocheplane. Au passage, Jo realise l'ouverture en solo integral de l'arche du Prayet.
La haut, incroyable. Mais ou sommes nous donc?
Chartreuse d'une fin avril? Et puis quoi encore?!?
Une longue traversee nous ramene vers la Dent de Crolles, au milieu des sapins goinfres de neige. Mythique.
Le crux de la journee nous amene a la cheminee du Paradis. Tout un programme. Passage de profil sans sac a dos obligatoire.
Retour a la Dent, enfin.
Nous plongeons sur le col du Coq, la boucle est bouclee. Un joli tour sur une idee de Lionel (merci ;o) et surtout completement improbable pour une fin avril.
L'hiver etait bas ces jours-ci. Dans les pres les fleurs poussent presque a tout va.
Rideau.
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Yannick Ardouin
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dimanche 22 avril 2012
samedi 21 avril 2012
Spindrifts, Iceflutes, Casserousse
Retour de l'hiver. Autant en profiter. Beaucoup de monde a Casserousse ce matin. Et puis, en tricotant un peu, on trouve toujours moyen de s'echapper un peu. Gros brassage des que le relief a protege la neige du soleil et/ou du vent. Mon chalage en inspire quelques uns, qui decident de me suivre. Mais ou donc est passe le printemps??? Le vent decharge les rochers qui me surplombent, spindrifts a tous les etages.
Gros skis mes amis : pfffffiiiiuuuutttttttttt, je suis en bas.
Un Sorbier plus tard, les peaux sont remisees dans le sac.
Ambiance resolument hivernale : des aretes chargees de neige, des faces a nouveaux remplies. Etonnant
Les cuisses vont chauffer, c'est sur. Tambour battant jusqu'au parking par l'Olympique dame : le Chardonnay m'attend en bas sur la terrasse, et ca se boit frais. Pas question de trainer.
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Yannick Ardouin
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dimanche 15 avril 2012
jeudi 12 avril 2012
Une histoire de cordes
Et si nous declinions la corde sous d'autres acceptions que celle ou nous sommes ici habitues?
Mieux : et si, hic et nunc, nous nous regalions de cordes en tout genre...?
Unite de lieu, unite de temps et quasi unite d'action. Serions-nous au theatre?
En maitre des lieux : Ezio le magicien. Celui qui reussi a faire d'un village du bout du monde un havre de bonheur, et qui malicieusement provoque le grimpeur et le pousse dans ses derniers retranchements : "tu viens a Presles soigner tes nevroses?"
Concert de Jazz, comme souvent. Sauf qu'ici, le lieu si improbable procure un sentiment de bonheur decale inegalable.
Merci Ezio de donner tant pour faire de ce lieu ce qu'il est aujourd'hui. Si le mot "convivial" devait trouver un point d'accroche, ce serait peut etre ici.
Le HoneyJungle trio le sait. J'ose croire qu'il ne joue pas ici completement par hasard. Contrebasse. Corde.
Rappel. On en veut encore.
Va pour le rappel. 2X50m suffiront. Calcaire. Temperature ideale. Soleil sans vent.
Une improvisation, c'est si bon.
Oxus? le nom d'une maladie? "Ah la vache, j'ai attrappe un Oxus!"
Le nom d'une classique. On passe souvent aux pieds en se disant qu'un jour il faudra aller y faire un tour : rocher rouge et raide. De superbes longueurs. Une autre maniere de jouer de la corde.
Et puis si vous ne grimpez pas, vous pourrez toujours aller ecouter les autres cordes, la haut, 200 metres au dessus.
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Yannick Ardouin
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jeudi 5 avril 2012
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